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En Attendant le Gros






C'est un matin gelé de novembre, dès potron-minet. Rendez-vous au "Café de la Jeunesse", avec disons, quelques jeunes, enfin pas que... Après un café (sans pinard), le troupe embarque dans la bétaillère, direction la plaine picarde. Et se retrouve face à un champ de miscanthus : c'est de là qu'il faudra faire sortir les sangliers.

Nos chasseurs se postent dos au massif, congelés, prêts à faire le poireau. Alors les traqueurs entrent en jeu, pénètrent le massif, puis lâchent les chiens. Ca gueule et ça aboie entre les énormes tiges de miscanthus qu'il faut écarter pour avancer. Mais les sangliers sont malins, plus en tout cas que les chiens qu'ils ont mis sur la piste d'une biche partie à plusieurs kilomètres de là. Résultat : deux heures à récupérer les chiens dans la campagne avoisinante et pas un sanglier dans le coffre.

Une fois tout ce p'tit monde rentré, rebelotte pour la bétaillère, direction une mini carrière à l'abri du vent pour un gueuleton prolongé. Puis retour au bercail bredouille, ou presque. Une biche s'est prise dans des barbelés en échappant aux chiens: c'est la prise du jour, pas bien lourd mais c'est mieux que rien.




Lien vers l'article complet de Michel Henry sur le site de Libération: lien